| INTERVIEW DE DARIO GRANDINETTI |
Comment est née ta collaboration avec Pedro?
En fait, je ne le connaissais pas personnellement. J'étais
en train de tourner la deuxième partie de "El Lado
oscuro del corazón" à Barcelone quand mon
représentant, Alsira, m'appelle pour me communiquer que
Pedro désirerait me rencontrer, tu imagines ma surprise
! Ensuite je me suis rendu chez lui et nous avons discuté
relax d'une façon très détendue pendant
trois heures. Il m'avait envoyé le scénario à
Barcelone.
Maintenant tu te trouves en Argentine, je suppose que tu n'auras
pas eu beaucoup de temps pour répéter.
Il y a 15 jours, j'étais à Madrid, et nous avons
répété pendant une semaine. Javier et Rosario
aussi étaient là.
Comment se sont déroulées les répétitions
avec Pedro?
Les répétitions sont plutôt décontractées,
bien qu'il soit très strict. Il est très obsessionnel
avec ton travail ce qui me va comme un gant. Mais il a aussi
un côté décontracté qui aussi m'arrange
bien (rires). En vérité je n'imaginais pas que
cela allait se dérouler ainsi. Je pensais que cela serait
plus dur et plus froid. Mais cela n'a pas été
du tout le cas, il y a beaucoup de sens de l'humour lors des
répétitions et Pedro sait ce qu'il veut. Et pour
moi, en tant qu'acteur, toute information supplémentaire
qui surgit au cours des répétitions m'est utile,
en plus, bien sûr, de celle qui est fournie dans le propre
scénario.
Parle nous un peu du scénario et de la manière
dont Pedro écrit.
En fait, le scénario est riche en instructions et
apports. Il a une façon d'écrire très particulière.
Comme il dit, cela doit être dû à ses aspirations
d'écrivain (rires). Ce sont des scénarios vraiment
exceptionnels. Ceci, couplé aux répétitions
me donne un bagage fantastique pour appréhender le personnage.
Je crois que lorsque l'on commencera à tourner, je serai
beaucoup mieux préparé que ce à quoi ou
pourrait s'attendre.
Pourrais-tu nous parler en grandes lignes de ton personnage?
Une des choses les plus intéressantes du personnage,
est que l'on sait très peu de lui. Ce qui me donne une
grande liberté pour penser à sa vie antérieure
de la façon que je le souhaite. C'est un personnage très
mystérieux, très sensible et terriblement observateur.
D'une certaine façon c'est également un bon vivant.
Mais le plus intéressant de Marco, ainsi s'appelle le
personnage, c'est qu'il est journaliste. Et, d'une certaine
façon, ceci le transforme en catalyseur de l'histoire.
Par déformation professionnelle, il observe, demande,
fouine, et ce regard enrichit le film. C'est un personnage au
service de l'histoire, et au fur et à mesure qu'elle
avance, à travers Marco, le spectateur se pose les mêmes
questions que le personnage.
Quand comptes-tu venir en Espagne?
Aux dernières nouvelles, je devrais venir à
Madrid le 17 juin et répéter pendant une semaine
avant de commencer le tournage. 
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